Ma Bio : pour comprendre d'où je viens et où je vais...

Mes débuts en falaise à La Montagne de Ste Victoire en 1985
Claire SAULIERE 1985 Ste Victoire

Premières prises

 

J’ai démarré l’escalade en 1985, sur les remparts du château médiéval de Château-Thierry, en Picardie ! Quelle étrange idée me direz-vous de grimper là où il n’y a ni montagne ni falaise et encore moins à l’époque de murs d’escalade ! C’est mon père, Maxime MILLE, qui avait eu cette idée folle de monter un club d’escalade, activité qu’il avait découvert en région de montagne et à Fontainebleau. Alors j’ai rejoint l’activité familiale, qui est vite devenue associative, à l’assaut en semaine des remparts et pendant les week-ends et vacances, nous partions vite vers le sud de la France, vers des vraies falaises.

 

 

 

J’ai donc débuté à 9 ans sur la falaise mythique de Ste Victoire. A 10 ans, je découvrais le Verdon ! A cette époque, il n’y avait pas de chaussons en taille enfant, je devais grimper en baskets. Pas de baudrier Ouistiti non plus, alors on serre au maxi le plus petit baudrier du club… L’équipement des falaises n’était pas encore au format « école » et j’ai donc appris à grimper en tête grâce à une corde à nœuds.

 

Premières compétitions

 

Rapidement, cette activité remplissait mon temps libre et je progressais vite.

 

Sont alors arrivées les 1ères compétitions d’escalade pour les jeunes. Je me souviens avec nostalgie des Championnats de France Jeunes de Chauzon, en Ardèche, en pleine falaise ! Juste inimaginable aujourd’hui ! 

 

Sont arrivés ensuite les murs d’escalade, dans certaines régions. En Picardie, on bricolait un mur dans le préau d’une école, avec fabrication des prises d’escalade dans la cuisine en mélangeant résine et sable !

 

 

Oublil de noeud, erreur de sécurité, chute... plus de frayeur que de mal... une étoile veillait sur moi...
Chute d'escalade

Facteur de chute

 

En 1992, un oubli de nœud de bout de rappel entraîne une chute d’une trentaine de mètres en Maurienne. Grosses frayeurs, petits bobos, tour d’hélico… cet accident me prive des Championnats de France… je les vis depuis l’hôpital…

 

Cette pause obligatoire me permet de faire le point sur ma pratique. D’un coup, je me rends compte que la compétition n’est pas pour moi, que j’ai oublié le partage, l’environnement, l’effort physique, la beauté du geste, pour me centrer sur la performance.

 

Cogiter pour mieux grimper

 

Je reprends rapidement l’escalade, j’encadre des groupes d’enfants (centres aérés, écoles...) et je quitte la Picardie pour la Drôme. J’ai la chance d’intégrer le Lycée du Diois, où je vais pouvoir pratiquer de nombreuses Activités Physiques de Pleine Nature en parallèle du cursus scolaire classique d’un Bac S, dans une optique professionnelle ou de loisirs, loin d’un esprit compétitif. C’est une période formidable d’activités, de partage, de moments forts, d’entraide, de découverte et même de réussite au Bac !

 

 

Au grè des études et des offres d'emploi, je vadrouille en Périgord, en Ardèche, dans le Vercors et pour finir autour du globe...
Errance professionnelle

Loin des falaises… loin du coeur

 

Puis ce fut une migration vers Périgueux, pour y effectuer un IUT DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE, persuadée que les activités de pleine nature peuvent être (et d’ailleurs le sont) un vecteur de développement local. Pendant mes 2 ans d’études, je grimpe peu par faute d’un partenaire, je ne connais pas grand monde sur place… Ah si Qui Grimpe ? avait existé ...

 

 La vie professionnelle prend forme en Ardèche puis dans le Vercors et à Grenoble. Jamais loin des sites d’escalade, je grimpe alors très ponctuellement. Mon matériel n’est jamais loin, malgré les déménagements.

 

J’en arrive à me dire que finalement l’escalade n’est peut-être pas l’activité qui me va, alors c’est une époque où j’essaye de nombreuses activités sportives différentes… Mais à chaque visite chez mon père, je regrimpe avec plaisir et naturel sur leur mur, j’y trouve à chaque fois une spontanéité et un bien-être, que je n’écoute pas…

 

En 2001, nous partons, avec mon compagnon de l’époque, pour un voyage autour du monde, un an de vacances. Japon, Australie, Thaïlande, Fidji, Polynésie Française s’ajoutent à 9 mois en Nouvelle Zélande. Je découvre avec émerveillement ce pays avec des paysages à couper le souffle, une nature très protégée, un peuple ouvert et heureux, nous n’avons pas de matériel pour grimper mais de beaux spots existent… Il faudrait y revenir...

 

 

Installation en Corrèze pour la qualité de vie
Arrivée en Corrèze

Des Alpes à la Corrèze

 

Au retour de ce voyage au long cours, nous cherchons un endroit où poser nos bagages et y fonder une famille. Après visites comparatives de nombreux départements, c’est en Corrèze que nous atterrissons, pour sa qualité de vie. Nos balades nous font rapidement découvrir plusieurs sites d’escalade, mais c’est l’arrivée de Tom puis rapidement de Noé qui occupent mes journées de jeune maman et j’en oublie « presque » l’escalade. N’ayant pas de partenaire de grimpe, il n’est pas aisé d’aller grimper

Ah si Qui Grimpe ? avait existé ...

 

Finalement, après une séparation, une rencontre, un mariage et un déménagement, je reprends l’escalade, au club de Brive, puis au club de Tulle. Un 1er stage sur la falaise des Dentelles de Montmirail en 2015, organisé par Château Thierry Escalade (le club de mon papa) me redonne définitivement le goût de l’escalade. Diagnostiquée fibromyalgique (maladie de la douleur chronique), je ne suis pas certaine en début de stage de tenir la cadence des marches d’approche et des journées complètes de grimpe… Pourtant je trouve la force et l’énergie de suivre le groupe, l’activité, le soleil me font du bien et j’en oublie presque ma maladie… Quand je grimpe, je me rends compte que je ne pense à rien. Je ne cogite pas sur les soucis du quotidien, je fais le vide, je suis concentrée sur mon geste, ma sécurité et le plaisir. C’est une révélation et une grande satisfaction : finalement l’escalade est bien l’activité qui me va !
 

Du plaisir d’un partenaire de grimpe

 

Puis par les hasards du co-voiturage je rencontre Chloé. Il s’avère qu’elle vient passer un entretien d’embauche sur Tulle. Nous traversons la France ensemble, nous parlons de tout de rien, nous découvrons que nous grimpons toute les 2, je lui vante la qualité de vie corrézienne… Chloé est embauchée en Corrèze, elle s’installe à Tulle et elle devient ma pote puis ma partenaire de 1er choix, sur les falaises de Corrèze ou d’ailleurs. J’emmène Chloé à un nouveau stage sur la falaise des Dentelles de Montmirail en avril 2016, toujours organisé par Château Thierry Escalade. Là encore, c’est un vrai bonheur : du temps pour soi, du temps pour son activité, du temps de partage, du beau temps et quelques orages pour pimenter une belle semaine de grimpe.

 

Moment mémorable de cette semaine : la traversée des Dentelles de Montmirail, avec 2 cordées de 3. Chloé est du voyage, elle découvre les grandes voies, les manip’ un peu complexes, les beaux rappels, les relais inconfortables et surtout la satisfaction finale d’avoir vécu un beau moment tous ensemble. Partager encore et toujours.

 

De retour en Corrèze, nous grimpons régulièrement à Cornil, petite falaise école entre Brive et Tulle, idéale pour grimper à la sortie du bureau… Si ... c’est possible ici en Corrèze !

 

Mais quand elle n’est pas disponible… je n’ai plus de partenaire et du coup... c’est triste.

 

Et j'en suis arrivée à imaginer et créer l'application Qui Grimpe ?... je vous raconte tout cela dans le blog... ci dessous.